Le cadre de vie en danger : le pays de Meaux, poubelle désignée du Grand Paris

Le projet Terzéo, qui doit s’installer entre Villenoy et Isles-lès-Villenoy

Encore une fois l’avis des citoyens et des élus  est bafoué. Béatrice Abovillier, préfète de Seine et Marne, malgré les arguments fondés de l’association M.A.R.N.E et la très forte mobilisation de l’ensemble des élus et des habitants du Pays de Meaux, vient de signer l’arrêté ouvrant la voie à la création d’une installation de déchets dangereux sur les bassins de l’ancienne sucrerie Beghin-Say à Villenoy. L’exploitation de cette installation, située  sur un site déjà pollué à l’arsenic, aggravera la contamination de la nappe phréatique qui alimente en eau potable les habitants en aval de la Marne.
Cette bataille perdue face aux services de l’État ne signifie pas la fin du combat, bien au contraire. L’Association M.A.R.N.E (Mouvement Associatif de Résistance aux Nuisances Environnementales) étudie la possibilité d’un recours contre cette décision.

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Communiqué de Astério FERNANDEZ, président de l’Association M.A.R.N.E :

« Le combat mené depuis deux ans contre le projet TERZEO a mis à jour les dangers de la situation actuelle du site et du projet en termes de sécurité pour les habitants du secteur et les riverains du site. (…)


La grave pollution actuelle du site et de la nappe phréatique à l’arsenic que les services de l’Etat ont dû reconnaitre, ne sera ni étudiée ni traitée. L’arrêté préfectoral prévoit le maintien de 80% du confinement créé par ses services. 20% pourraient être déplacés mais aucune contrainte n’est retenue contre la société TEREOS pollueur à l’origine. Aucune étude intégrale et globale de cette pollution ne sera produite.
Des piézomètres seront installés pour mesurer la pollution en direction des points de captage d’eau potable et de la zone Natura 2000. Pas pour des études préalables de faisabilité. Seulement une fois que l’exploitation sera autorisée, et la pollution actuelle enterrée !
Quel crédit peut-on accorder à un projet qui va anéantir la bio diversité du site, mettre en danger les ressources en eau de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, dégrader le cadre de vie des riverains, au nom des impératifs du Grand Paris et de la concurrence des grands groupes du BTP, alors que notre département connait des surcapacités dans le traitement et le stockage des déchets dangereux.
Il est très regrettable que les services de l’Etat se contentent d’accompagner les positions de la société TERZEO sans répondre aux associations, aux élus.
De nombreuses questions et remarques des associations et élus du territoire n’ont donné lieu à aucune réponse, particulièrement sur la sécurité du stockage et du process. A notre connaissance la question écrite de notre député au Ministre et la demande de rendez vous n’ont pas eu de suite. La réponse est la signature par la Préfète de l’autorisation d’exploiter. »

Consulter les deux reportages diffusés sur France 2 et France 3 :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/grand-paris-comment-gerer-les-45-millions-de-tonnes-de-dechets-prevus_3190699.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/emissions/jt-1213-paris-ile-de-france
Pousser à 4mn 57 s pour voir le sujet.